Contexte des plaintes des Pdtes du CCJSV et du CRIF L-R, pour « atteinte à l’honneur »….

La Pdte du CCJSV pose aux côtés de soldats israéliens. de jeunes colons en armes likés par M. Bensoussan. (Photos du FB M. Besoussan).
Plaintes de Mme Michèle Bensoussan, Pdte du CCJSV et Perla Danan Pdte du CRIF Languedoc-Roussilon
La convocation en justice de José Luis Moragues est ainsi libellée :
Plainte de M. Besoussan, Pdte du CCJSV :


La plainte de P. Danan, Pdte du CRIF Languedoc-Roussillon :

Ainsi les Pdtes de ces deux associations dont l’activité principale publique est le soutien à Israël se sentent déshonorées par une vidéo de quelques minutes qui montre comment, effectivement, elles soutiennent Israël. On rirait de la plaisanterie s’il n’y avait pas la réalité du génocide en cours avec des dizaines de milliers de martyr.e.s, des dizaines de milliers de d’handicapé.e.s à vie, de blessé.e.s, des centaines de milliers de logements détruits, du système de soin, d’enseignement… La liste serait trop longue.

Que cette vidéo (De quoi le CCJSV est-il le nom ?) qui paraphrase les propos et positions déclarées, affichées publiquement, de ces deux associations pro-israéliennes soit un motif de plaintes au pénal contre une personne qui condamne la colonisation et le génocide israéliens, sont à elles seules la preuve incontestable que ces officines soutiennent l’État génocidaire israélien.
C’est également la démonstration de la mise en oeuvre de l’application de la stratégie de hasbara israélienne : mensonge sur les faits (négation des faits coloniaux, du génocide etc.), violence de l’accusation (accusation sous-jacente d’antisémitisme) et inversion des causes et responsabilités (celui qui dénonce les violations du droit et un crime contre l’humanité devient l’accusé (de diffamation !).
1- La stratégie hypocrite du « Dialogue » obéit au processus de « normalisation »
La « normalisation » consiste à établir avec Israël des relations « normales » comme si la colonisation n’existait pas , comme si le génocide n’existait pas etc. C’est une forme de « collaboration » au sens politique négatif du terme.
Localement, le « Dialogue » est la stratégie mise en oeuvre par la direction du CRIF. L-R. La méthode consiste à prôner en toutes circonstances le « dialogue », « la tolérance », « le vivre ensemble », « la paix » … et ainsi de fabriquer une image, la posture d’une organisation raisonnable, pacifiste et à mille lieux de la violence de l’occupant israélien afin de masquer cette violence et faire comme si elle n’existait pas. Le CRIF L-R (en apparence) n’attaque jamais directement les Palestiniens, le peuple palestinien, ce qui est une façon hypocrite de les invisibiliser, de les dématérialiser et de contribuer ainsi à les déshumaniser.
Sous des apparences de tolérance parler de « dialogue » est d’une violence insupportable.
Cette séquence a été filmée en juillet 2009, lors de la mission CCIPPP34-Agrexco dans le quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem. Cheikh Jarrah et Silwan sont les deux quartiers de Jérusalem-Est où Israël mène une colonisation féroce, maison par maison. Aujourd’hui, en 2026 ce type d’exaction est quotidien. Voilà le « dialogue » et le « vivre ensemble » que les colons, soutenus par la police et l’armée de l’État d’Israël entretiennent avec les Palestiniens.
En 2015, un an à peine après l’attaque meurtrière de Gaza l’été (Juillet-Août) 2014, la 38ème JDJ a eu le culot de choisir comme thème « Jérusalem l’ambition du vivre ensemble » !

Si le CRIF L-R n’attaque jamais directement les Palestiniens, en revanche il ne critique, ni ne dénonce jamais les propos des membres du gouvernement, pas plus que les propos des colons qui « appellent au meurtre des enfants palestiniens avant qu’ils n’adhèrent au Hamas ». « Nos » journalistes se gardent bien de leur poser ce genre de question ! Conformément au narratif israélien, l’appellation « Le Hamas » (à l’israélienne « RRRamas ») est la seule cible désignée à combattre. C’est encore un moyen pour occulter le peuple palestinien, les palestinien.ne.s en tant qu’être humains.
Avez-vous lu un seul mot du CRIF ou du CCJSV qui dénonce ces propos et tant d’autres similaires ? Mais la Pdte du CRIF et du CCJSV ne se gênent pas pour dénoncer « les gens qui appellent à la haine tous les samedis sur la place de la comédie ». Il s’agit de la présence du stand BDS France Montpellier qui fait avec d’autres associations et sympathisant.e.sde l’information sur les crimes de l’État d’Israël (tracts, affiches, prises de paroles). La Pdte du CRIF a déposé une première plainte contre X pour antisémitisme et harcèlement en 2019, puis en 2020. José Luis Moragues a été désigné et auditionné (5h45!). La plainte a été classée sans suite. Évidemment ! (mais c’était avant le génocide…)
Voilà la vidéo du soit-disant « Harcèlement antisémite » qui a servi de prétexte à la plainte de la Pdte du CRIF contre José Luis Moragues..
Ici, Le CRIF. L-R dialogue seulement avec celles et ceux qui ne critiquent pas Israël. Les autres sont accusés de tenir « un discours de haine ». Comme le CRIF L-R n’a pas d’argument à opposer aux violations du droit et aux crimes israéliens, la posture du dialogue vise à disqualifier l’interlocuteur qualifié de violent et haineux, refusant le dialogue et par ce biais évacuer le débat sur la réalité des faits et actes d’Israël.
Voici un exemple de « dialogue » hors posture médiatique. Le vrai visage de la violence haineuse d’un sioniste ami du CRIF…. Quand le masque tombe :
2- L’atteinte à la liberté d’expression fondamentale des opposants à l’état colonial et génocidaire est le corollaire de la stratégie du « Dialogue ».
La stratégie du « dialogue » permet d’accuser celles et ceux qui refusent de collaborer avec l’État sioniste génocidaire de violence et d’appel à la haine. La disqualification et la criminalisation des personnes et mouvements de solidarité avec la Palestine ont pour but de les faire taire et ainsi protéger Israël. Israël répond à ceux qui résistent à la colonisation de peuplement, au génocide, par les assassinats extra-judiciaires. Les colonialistes, fascistes, dictateurs, croient qu’en assassinant les dirigeants politiques ou les chefs militaires ils feront cesser la résistance. En France, les émules d’Israël pensent arriver à ce résultat par le ciblage et les attaques judiciaires répétées de personnalités, de responsables, d’animateur.trices de mouvement qui luttent pour la libération de la Palestine.
Le ciblage et les attaques judiciaires des porte paroles de BDS France Montpellier a débuté en 2015 et n’a cessé de s’amplifier. Depuis le génocide les atteintes à la liberté de manifester, de s’exprimer (refus de salles) et PV contre les stands se sont multipliées. Depuis 2024, les élus du PS (Delga, Bourgi, Mesquida, Delafosse) ont déposé 4 plaintes au pénal regroupées dans 2 procès dont José Luis Moragues est la cible principale. Malgré la relaxe en première audience, le parquet et les élus PS ont fait appel. En appel, malgré la demande de relaxe pour José Luis de l’avocat général au nom de la liberté d’expression, le juge l’a condamné pour « diffamation » (partage d’une affiche demandant « des sanctions contre Israël et ses complices »). Un pourvoi en cassation a été déposé par l’avocat de josé Luis Moragues qui a déclaré,: »Nous irons jusqu’à la Cour Européenne des Droits de l’Homme » (CEDH) s’il le faut !
Le maire de Montpellier, M. Delafosse au coude à coude de la répression avec ses ami.e.s sionistes !
En mai 2022 le maire de Montpellier après avoir accordé une salle municipale au MAN (Mouvement pour une Alternative Non-violente) a retiré son accord au vu de l’affiche qui annonçait la présentation du rapport d’Amnesty International sur l’apartheid israélien. Le maire, Michaël Delafosse, qui a déclaré par la suite « Il est mensonger de parler d’apartheid israélien », n’a pas hésité à refuser une salle municipale au président d’Amnesty France, Jean Claude Samouillier.
Cliquez ici pour voir l’affiche
Ci-dessous la lettre de remerciement et de félicitation adressée par la Pdte du CRIF, Perla Danan, au maire Delafosse pour son refus de salle au Pdt d’Amnesty France ; qui se termine par ces mots : »
Nous sommes heureux et fiers que les équipements de la ville ne servent pas de tels desseins. Nous tenons à vous en remercier et à vous féliciter pour cet engagement pour des valeurs de paix et de liens pacifiés entre vos administrés. La campagne médiatique orchestrée sert plutôt votre image d’intégrité.
Je vous prie de recevoir, Monsieur le Maire Président, cher ami, nos très respectueuses et cordiales salutations.
Perla DANAN Présidente
Soutien du CRIF-LR à Michael DELAFOSSE dans son refus d’accorder une salle au MAN et à BDS
Le 5 février 2023, à peine 9 mois après l’atteinte décomplexée à la liberté d’expression par le dernier refus municipal par le Maire de Montpellier se tenait à l’initiative du Centre culturel Juif S. Veil, dont Mme Michèle Bensoussan est la présidente, le colloque annuel du CCJSV.
Thème du colloque : « Liberté d’expression : nouvel alibi de l’antisémitisme ».
(cliquer pour Voir l’article sur le site BDSF/UP) :
En 2023 ils préparent la loi Yadan ?

Dans le salon d’honneur de l’hôtel du Département prêté gracieusement…

Et toujours le soutien politique et financier de la Ville de Montpellier, de la Région Occitanie et du Département 34

3 – « Montpellier, zone libérée de Eretz Israël » et « poste avancé de Tsahal » ? Fantasme de G. Frêche ou réalité d’une cinquième colonne ?
Dans la lancée du génocide offensif dans la bande de Gaza, en octobre 2023, Israël a basculé dans la stratégie offensive de conquête territoriale du projet sioniste du « Grand Israël » et de l’écrasement de toutes les forces de résistance dans la région.
La radicalisation du courant sioniste dominant en Israël développe toute une propagande militariste qui s’appuie sur des textes religieux d’une violence extrême. L’exportation de cette radicalisation via les réseaux sionistes est perceptible à Montpellier à la fois dans la présence soutenue et appuyée des partenaires et soutiens israéliens qui pèsent de tout leur poids, affirmant visuellement leur présence et d’autre part dans les prises de positions de la présidente du CCJSV et dans les deux plaintes déposées en 2025 par les deux Pdtes contre José Luis Moragues.
1- Omniprésence d’Israël via ses organisations ; de l’Ambassade d’Israël dont le logo figure désormais sur toutes les manifestations du CCJSV, dans le partenariat et soutien : présence des « poids lourds » du sionisme : les organisations sionistes historiques israéliennes telles l’Organisation Sioniste Mondiale, le KKL, l’Agence Juive pour Israël…


2- le recours au référentiel religieux : Le recours de la présidente du CCJSV au référentiel religieux utilisé par Netanyahu et ses ministres fascistes…

En cela, son propos rejoint celui du ministre des finances bien connu pour ses positions fascistes et suprémacistes …


L’AURDIP a approfondi cette référence à Amalek…
AURDIP ( Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine) : « (…) À l’issue d’un long processus initié après la guerre des Six Jours en 1967, cette invocation s’est transformée en un programme politique favorisant une politique de colonisation et d’apartheid de plus en plus violente et agressive, conduisant au génocide actuel, dont Amalek est devenu le nom de code. »
3- Le soutien affiché de la présidente du CJSV aux soldats, à l’armée concrétisé par la présence constante de l’organisation sioniste israélienne de soutien à l’armée israélienne (SAR-EL) invitée ces 3 dernières années à la JDJ. Une forme de pré-recrutement de jeunes français.e.s juifs et juives pour l’armée israélienne avec laquelle ils pourront participer au génocide et aux guerres coloniales expansionnistes israéliennes, en violation du droit international.


Vous pourrez lire en p3 de la lettre ouverte adressée à la préfète, pour l’interdiction de la JDJ de 2026 à Verchant, par l’association de juristes NIDAL en quoi la présence de cette organisation est illicite :
(…) « En permettant à SAR-EL de tenir un stand de représentation au sein d’un événement public organisé sur le territoire français et subventionné par des collectivités territoriales françaises, les organisateurs de la Journée de Jérusalem exposent potentiellement ces mêmes collectivités à une mise en cause pour complicité institutionnelle ».(…).





