3ème procès des complices de l’état colonial israélien contre BDS/Urgence Palestine-Montpellier

Tribunal judiciaire Montpellier, 10 septembre 2026.

COMMUNIQUÉ
TROISIÈME PROCÈS DES COMPLICES DE L’ÉTAT COLONIAL ISRAÉLIEN CONTRE BDS / URGENCE PALESTINE MONTPELLIER
Ce 10 septembre 2026, notre camarade José-Luis Moragues comparaissait une troisième fois en deux ans devant le tribunal judiciaire de Montpellier.
Carole Delga, présidente PS de la Région Occitanie, Kléber Mesquida, président PS du Département de l’Hérault, Hussein Bourgi, sénateur PS de l’Hérault et conseiller régional, et Michaël Delafosse, maire PS de Montpellier, ont mené deux procès au pénal contre José-Luis Moragues, soutenus par le parquet qui a fait appel des deux relaxes prononcées en première instance.
Après deux plaintes classées sans suite, se sentant portée par le narratif israélien du 7 octobre, Perla Danan, présidente du CRIF Languedoc-Roussillon, s’enhardit dans une troisième plainte contre José-Luis Moragues. Elle est suivie quelques jours plus tard par Michèle Bensoussan, présidente du Centre Culturel Juif Simone Veil (CCJSV).
Le motif ? La diffusion sur Instagram et Facebook, par BDSF / Urgence Palestine, d’une vidéo de six minutes, vue par 6 500 personnes. Une vidéo qui montre, images et documents à l’appui, que l’activité du CCJSV — qui organise depuis 49 ans la journée coloniale dite « de Jérusalem », illicite au regard du droit international pour ce motif et bien d’autres — est entièrement tournée vers le soutien à l’État d’Israël, y compris en période de génocide.
Comme à chaque fois, faute de preuves et d’arguments juridiquement fondés, les avocats des parties civiles se sont répandus en amalgames fallacieux et hors sujet. Le sommet du procédé a été atteint par Me D. Mendel, avocat de la présidente du CRIF. Il a délibérément fait semblant de lire mot à mot une citation de la vidéo qui aurait mentionné « l’invasion de juifs d’Algérie », afin de comparer BDSF / UP au raciste Éric Zemmour et ainsi l’accuser d’antisémitisme. Il suffit de voir la vidéo pour mesurer l’ampleur de cette manipulation mensongère.
Michèle Bensoussan réclame aujourd’hui 2 500 euros à José-Luis Moragues, Perla Danan 2 501 euros, tandis que le procureur requiert 5 000 euros d’amende. Des sommes qui viennent s’ajouter aux 8 838 euros auxquels José-Luis a déjà été condamné lors du précédent procès, ainsi qu’aux 3 000 euros nécessaires à son pourvoi en cassation.
La mécanique est toujours la même : à l’acharnement judiciaire s’ajoute la pression financière. Procès après procès, amendes, frais et indemnisations s’accumulent pour épuiser les militants, entraver leur activité et tenter de leur faire payer le prix de leur engagement. Une pression supplémentaire pour nous intimider, nous ralentir et nous faire renoncer à notre combat : exiger des sanctions contre Israël et ses complices et poursuivre la lutte jusqu’à la libération du peuple palestinien.
Le délibéré sera rendu le 10 décembre 2026.
Notre avocate a brillamment répondu sur le terrain judiciaire. Notre réponse ici sera politique.
Ces procès s’inscrivent dans la lignée de ceux intentés pour « apologie du terrorisme » ou pour d’autres motifs tout aussi fallacieux contre des personnalités politiques, syndicales et associatives. Les procédures s’enchaînent et ceux qui les déclenchent se succèdent : hier, les responsables politiques PS d’Occitanie au plus haut niveau local et régional ; aujourd’hui, des responsables d’organisations qui défendent politiquement Israël.
À travers José-Luis, c’est bien notre comité, son activité et sa ligne politique qui sont visés. L’objectif est clair : nous épuiser, nous intimider, mobiliser notre énergie dans les tribunaux et tenter de faire de ceux qui dénoncent le génocide et la colonisation le problème, plutôt que les crimes et les complicités qu’ils dénoncent.
Nous ne laisserons pas ces procédures nous détourner de notre cible centrale : le génocide israélien, les sanctions contre les auteurs et les complices du génocide, y compris les acteurs régionaux et locaux.
Notre combat contre la Journée dite « de Jérusalem », organisée localement par le CRIF et le CCJSV, se poursuit. Elle célèbre une Jérusalem présentée comme capitale « une et indivisible » d’Israël, alors que Jérusalem-Est est un territoire palestinien occupé et que son annexion constitue une violation du droit international. Nous avons obtenu qu’elle ne se tienne plus à Montpellier : nous poursuivrons le combat pour qu’elle ne puisse plus se tenir dans la commune de Castelnau-le-lez ou ailleurs.
Et nous irons plus loin. Nous poursuivrons la bataille pour mettre fin au jumelage Montpellier–Tibériade, ainsi que contre toutes les relations politiques, institutionnelles et économiques qui participent ici à la normalisation et à l’impunité de l’État israélien.
Car pendant qu’on traîne les militants devant les tribunaux, le génocide se poursuit, la colonisation s’accélère et Israël avance son projet colonial, expansionniste et criminel dans toute la région, avec le soutien et la complicité des puissances occidentales. Voilà ce qu’aucune procédure ne nous fera oublier, ni taire.
À Montpellier comme ailleurs, nous continuerons à dénoncer le génocide et les complicités, à soutenir la lutte du peuple palestinien pour sa libération et à exiger boycott, désinvestissement, sanctions et embargo sur les armes contre Israël.
PALESTINE VAINCRA !
Montpellier, le 14 septembre 2026
BDS / URGENCE PALESTINE MONTPELLIER





