Israël a opté pour le génocide et la poursuite de la Nakba à l’encontre des Palestiniens, peuple autochtone.

Publié le 29/10/2026 : Comité national du BDS (BNC) 

Déclaration du BNC

Israël a opté pour le génocide et la poursuite de la Nakba à l’encontre des Palestiniens, peuple autochtone. Nous appelons à intensifier, à l’échelle mondiale, la pression exercée par le mouvement BDS afin d’isoler davantage le régime israélien — un régime fondé sur le génocide, le colonialisme de peuplement et l’apartheid. Il s’agit là de la forme de solidarité la plus efficace avec la lutte palestinienne pour la justice, le retour des réfugiés, les réparations et la libération.

 

Alors que le génocide en cours — qualifié par une figure majeure de la défense des droits humains en Israël de « holocauste à Gaza » — dure depuis plus de trois ans, Israël a choisi de maintenir, envers les Palestiniens, une politique génocidaire qui s’inscrit dans la continuité.

Les partis sionistes israéliens sont profondément divisés sur des questions sociales, économiques et idéologiques — qu’il s’agisse du mode de gouvernance de cette entité coloniale, du degré d’« indépendance » à accorder au pouvoir judiciaire, ou encore de la question de savoir si les citoyens juifs ultra-orthodoxes doivent effectuer leur service militaire et contribuer au fardeau fiscal. Pourtant, un quasi-consensus règne parmi eux sur les piliers fondamentaux de ce régime d’oppression coloniale.

À l’extrême droite de l’échiquier politique israélien se trouve le général Gadi Eisenkot, responsable d’une longue liste de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Il a siégé au gouvernement de Netanyahu pendant huit mois alors que se déroulait le génocide à Gaza ; il s’oppose à la création d’un État palestinien et est le concepteur de la « doctrine Dahiya » de l’armée israélienne, qui préconise l’usage d’une force disproportionnée contre les populations civiles.

À l’autre extrémité, celle que l’on qualifie de « gauche », figure le général Yair Golan, dirigeant du parti « Les Démocrates », qui a prôné certains des pires crimes génocidaires contre les Palestiniens à Gaza. Dans une interview accordée le 13 octobre 2023, par exemple, Golan déclarait : « Tout d’abord, coupez toute l’électricité vers Gaza. Je pense que, dans cette bataille, il est interdit de permettre une quelconque aide humanitaire. Nous devons leur dire : écoutez, tant que les [otages] ne seront pas libérés, vous pouvez très bien mourir de faim. C’est tout à fait légitime. »

Face à ce consensus génocidaire au sein du camp de l’opposition sioniste israélienne, le président de B’Tselem, la plus grande organisation de défense des droits humains en Israël, a déclaré : « Israël déchaîne un holocauste à Gaza, et l’on ne saurait réduire cela à la seule volonté des dirigeants fascistes actuellement au pouvoir dans le pays. […] Ce à quoi nous assistons, c’est à l’étape ultime de la nazification de la société israélienne. »

À la veille des élections, une commission d’enquête indépendante de l’ONU a publié un rapport concluant qu’Israël continue de perpétrer un génocide, des actes d’extermination, ainsi que d’autres crimes de guerre et crimes contre l’humanité à l’encontre des Palestiniens. Le rapport souligne la persistance de ces crimes jusqu’en 2026, malgré le « cessez-le-feu ». Comme on pouvait s’y attendre, les médias et les électeurs israéliens, tout comme les grands médias et les gouvernements de l’Occident colonial, ont ignoré ce rapport. Par ailleurs, compte tenu de l’impopularité sans précédent d’Israël à l’échelle mondiale, l’obsession orchestrée — par ces mêmes gouvernements et médias — pour le moindre détail des élections israéliennes témoigne d’une tentative désespérée de l’Occident colonial d’effacer le consensus génocidaire susmentionné.

Il s’agit de réhabiliter l’Israël de l’apartheid, de le présenter à nouveau comme une « démocratie » — fût-elle imparfaite — et d’imputer l’entière responsabilité du génocide et de l’extermination planifiée à Netanyahu, afin d’enterrer ces questions en même temps que son éventuelle fin de carrière politique.

En réalité, l’Occident colonial — avec ses médias, ses groupes de réflexion, ses dirigeants d’institutions académiques et culturelles, etc. — cherche à détourner l’attention de la majorité mondiale du génocide en cours. Il s’agit notamment de masquer la famine qui frappe de plus en plus durement des centaines de milliers de Palestiniens à Gaza, l’intensification du nettoyage ethnique en Cisjordanie, la violence génocidaire au Liban, ainsi que les guerres d’agression menées contre d’autres peuples de la région, de la Syrie à l’Iran.

L’objectif est de faire oublier les décisions de la Cour internationale de Justice concernant le caractère plausible du génocide commis par Israël, ainsi que l’illégalité totale de son occupation et de son régime d’apartheid. On cherche ainsi à éluder les obligations juridiques découlant de ces décisions, lesquelles imposent notamment la rupture de toute relation — militaire, commerciale, diplomatique, académique ou culturelle — avec Israël, des relations qui, en réalité, permettent le maintien de son occupation illégale et de son système d’apartheid.

 

Il convient de noter que des partis représentant les citoyens palestiniens — relégués au rang de citoyens de seconde zone dans l’Israël de l’apartheid — ont remporté un nombre inédit de sièges au Parlement israélien. Ce résultat découle d’un taux de participation élevé, traduisant une volonté — contre toute attente — de défendre l’existence palestinienne et de résister aux entreprises coloniales israéliennes, qui ne cessent de s’intensifier pour chasser les Palestiniens de leurs terres, de leurs emplois et de leurs communautés.
Ces citoyens sont toutefois parfaitement conscients que l’apartheid, quel que soit le degré de fascisme de la coalition au pouvoir, continuera de les maintenir sous sa domination. Depuis sa création en 1948, fondée sur la destruction préméditée de la patrie palestinienne, le régime colonial de peuplement sioniste d’Israël a toujours constitué un système de suprématie juive et d’oppression. Pour les Palestiniens autochtones — qu’ils soient citoyens de seconde zone dans l’Israël de l’apartheid, qu’ils vivent sous une occupation illégale à laquelle ils résistent, ou qu’ils soient en exil, privés de leur droit au retour — un éventuel changement de façade de cette colonie de peuplement ne changera pas grand-chose.
Les structures fondamentales de ce pouvoir colonial de peuplement, à caractère génocidaire, demeurent inchangées.
Notre réponse doit consister à exiger qu’Israël — État génocidaire — ne puisse jamais être réhabilité sur la scène internationale, et à intensifier la pression du mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) pour isoler son régime d’apartheid colonial, à l’instar de ce qui fut fait autrefois contre l’Afrique du Sud sous l’apartheid. Cela implique notamment :
– L’expulsion d’Israël de l’ONU et de toutes les instances régionales et internationales — telles que la FIFA, le Comité international olympique, l’UEFA, l’Eurovision, les associations académiques et professionnelles, le programme de recherche européen « Horizon », etc.
– L’imposition d’embargos complets, notamment dans les domaines militaire et énergétique.
– La résiliation de tous les accords de libre-échange, ainsi que la rupture de toute relation — commerciale, diplomatique, financière, académique, culturelle ou autre — qui facilite l’occupation illégale et l’apartheid instaurés par Israël, conformément aux exigences de la Cour internationale de justice (CIJ).
-La cessation de toute transaction avec les banques et les entreprises israéliennes. Le boycott — partout où cela est possible — des entreprises complices du génocide, de l’apartheid ou de l’occupation illégale menés par Israël, et l’exigence de leur exclusion des marchés publics et des investissements.
– L’intensification des boycotts académiques, culturels et sportifs à l’encontre d’Israël, de ses institutions complices et de ses « ambassadeurs culturels ».
Comme des millions de personnes à travers le monde l’ont scandé à maintes reprises : « La Palestine nous libère tous ».
Le régime d’oppression israélien constitue une menace pour l’humanité tout entière, et pas seulement pour les Palestiniens et les peuples de la région. Il s’agit d’un partenaire de gouvernements fascistes à travers le monde ; ses technologies, utilisées pour truquer des élections ou mener des activités d’espionnage, accélèrent partout l’érosion de la démocratie.
Encouragées par le génocide en Israël — diffusé en direct —, les puissances impérialistes, États-Unis en tête, tombent le masque et réactivent des pratiques dignes du XIXe siècle : conquêtes coloniales décomplexées et pillage des ressources. Les dépenses excessives consacrées à la militarisation et aux guerres entraînent une destruction accrue de l’environnement, ainsi qu’une érosion accélérée de l’État-providence, des services sociaux, de santé et d’éducation, des principes démocratiques, du droit international et de l’ONU — le tout au détriment, avant tout, des populations les plus vulnérables.
Mettre fin au génocide perpétré par Israël, démanteler son régime d’apartheid et exiger des comptes à l’ensemble du régime israélien ainsi qu’à ses complices occidentaux doit donc être au cœur de la résistance contre cette ère où « la force prime le droit », une ère façonnée par Israël et ses partenaires occidentaux.
Un monde meilleur est bel et bien possible ; aujourd’hui, la libération de la Palestine en constitue le pivot.

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