De Gaza à Lyon, résistance anticolonialiste, antisioniste et antifasciste !

Fév 26, 2026 |
En Palestine comme en France, le colonialisme engendre et nourrit le fascisme :
il est la machine qui vole, qui massacre, qui détruit, la logique implacable de domination et d’effacement. Il ne surgit pas par hasard ; il se construit là où la violence et l’injustice sont organisées pour servir des intérêts impérialistes. Aujourd’hui, il se déchaîne en Palestine : nettoyage ethnique, apartheid, prisons, génocide, colonies, déportations, un projet systématique pour réduire un peuple au silence, effacer son histoire et arracher son avenir. Le sionisme colonial n’en est que l’expression méthodique et implacable de cette monstruosité.
En France, les institutions et les médias couvrent et légitiment les violences des puissants, tout en retournant la responsabilité contre celles et ceux qui résistent. Les vies des Palestinien·nes, musulman·es, Africain·es, Rrom·es, migrant·es et militant·es antifascistes sont niées, invisibilisées. Leur résistance est qualifiée de «barbarie », de « violence gratuite », de « terrorisme ». Les fascistes, eux, sont tolérés, couverts, médiatisés avec empathie.
Chaque mort devrait être un drame.
Et pourtant : qu’en est-il d’Aboubakar Cissé, tué dans une mosquée ? D’Ismael Aali, assassiné par un raciste ? D’El Hacen Diarra, exilé mauritanien, tué dans un commissariat ? De Frédéric Grochain, militant Kanak pour l’indépendance, assassiné par la prison coloniale française ? De Djamel Bendjaballah, percuté mortellement le 31 août 2024 à Cappelle-la-Grande par un néo-nazi membre de la Brigade Française Patriote ?
D’Angela Rostas, mère rrom de 40 ans, enceinte de sept mois, assassinée à Chênex (Haute-Savoie) parce que Romni ?
Et de centaines de milliers de Palestinien·nes massacré·es avec des armes fabriquées en France ?
Quand un·e Arabe, un·e Noir·e, un·e Rrom, un·e voyageur·se est tué·e, son histoire et son identité sont scrutées pour justifier sa mort. Quand un·e Palestinien·ne est assassiné·e, il ou elle devient « terroriste ».
Les néo-nazi·es, eux, protégés par la blancheur et les privilèges du colonialisme, reçoivent empathie et chagrin national, malgré la violence de leurs actes et la haine de leurs idées.
À Lyon, le fascisme déploie ses griffes depuis des années :
expéditions violentes racistes dans le Vieux Lyon, attaque d’une conférence sur la Palestine en novembre 2023, profanation du Coran dans une mosquée villeurbanaise en juin 2025, agressions racistes et islamophobes contre des lycéen·nes syrien·nes à Décines, vandalisation répétée de la mosquée de la Croix-Rousse…
Le climat institutionnel n’est pas neutre.
La RATP exerce un contrôle ciblé sur les musulman·es parmi ses employé·es et sous-traitant·es. L’école de la Réussite de Décines, consacrée à l’apprentissage de l’arabe et de l’islam, a été fermée sous prétexte fallacieux. Des concerts du Lyon Antifa Fest ont été interdits, plusieurs conférences de Salah Hamouri interdites par le maire et la Préfecture, tandis que les salons de l’Alyah, destinés à recruter de futurs colons et soldats israélien·nes, se déroulent librement, protégés et légitimés, sans aucune sanction ni critique. Cette double norme révèle l’alliance implicite des institutions avec le colonialisme et le racisme, et leur rôle actif dans la censure des voix qui défendent la justice et la libération.
Depuis 2023, les collectifs femonationalistes et sionistes tentent de s’imposer dans les mobilisations féministes à Paris et dans d’autres villes de France. Avec d’autres organisations, Urgence Palestine tient la ligne et refuse formellement leur présence dans nos luttes. Là aussi, ces groupes fascistes tentent de s’imposer par la force, entourés de services d’ordre armés et agressifs.
Nous exprimons notre pleine solidarité avec toutes celles et ceux qui subissent la répression pour leur engagement en faveur du peuple palestinien. Nous soutenons la France insoumise et la Jeune garde antifasciste face aux attaques politiques, médiatiques qu’elles subissent. Ces répressions frappent tout mouvement qui défend la justice, la liberté et les droits humains. Soutenir la Palestine et résister au fascisme ne devrait jamais être criminalisé.
Nous continuerons de nous organiser partout : dans nos villes, nos quartiers, nos rues, et dans nos lieux de vie pour ne laisser aucune place aux idées coloniales, fascistes et racistes. Notre lutte est celle de tous les peuples opprimés : contre le colonialisme, l’apartheid, l’exploitation, la violence impériale et les guerres qui détruisent nos vies pour le profit des puissants.
La solidarité n’est pas un mot, c’est une arme ; la résistance n’est pas un choix, c’est notre force collective.





