Notre Longue Marche pour l’interdiction de la journée coloniale dite de « Jérusalem
2010-2026 Notre Longue Marche pour l’interdiction de la JDJ

JDJ : Journée de Jérusalem. CCJSV : Centre Culturel Juif Simone Veil.
Le Comité BDS Montpellier a été crée en mars 2009 (2 mois avant la Coalition contre Agrexco, 3 mois avant la création de la Campagne BDS France). Dès 2010 le comité BDS Montpellier a lancé, avec une pétition, la campagne contre la journée coloniale dite « de Jérusalem » (JDJ) organisée par le Centre Culturel Juif Simone Veil (CCJSV) depuis 1977, grâce au maire PS, Georges Frêche. Jusqu’en 2024 le PS (la Région L-R puis Occitanie, le Département 34 et la Ville Montpellier/Métropole) a eu le monopole du soutien politique, institutionnel et financier à l’égard la JDJ et en retour, les voix du courant institutionnel des officines et associations sionistes. Depuis sa création la JDJ bénéficie du soutien de la préfecture, soutien qui dès 2021 s’est traduit par des atteinte à la liberté de manifester de BDS à proximité de Grammont et même à Montpellier. Depuis le génocide toutes les manifestations BDS/UP a proximité de la JDJ sont interdites sur un large périmètre avec surveillance par drone (!).
À CE JOUR :
– Depuis 2024 La Ville/Métropole de Montpellier a été contrainte de refuser le prêt de tout lieu municipal au CCJSV pour la tenue de la JDJ.
– Deux associations de Juristes : L’association « Avocats pour la Justice au Proche Orient » (AJPO) et l’association « NIDAL » ont adressé en juin 2025 et 2026 à la préfecture de l’Hérault deux courriers documentant l’interdiction de la JDJ en raison de la violation du droit et des risques de trouble à l’ordre public.
– La préfecture a publié un arrêté avec périmètre de protection autour du lieu de la JDJ 2026 mais a autorisé la manifestation BDS/UP- Mtp, contre la JDJ à Montpellier.
– Deux élues municipales, l’une de la Ville de Montpellier appartenant à « Cause Commune » réélue sur la liste LFI et l’autre élue LFI à Castelneau le Lez ( Commune dans laquelle se déroule pour la seconde année la JDJ), ont publiquement condamné la tenue de la JDJ qui viole le droit international et les résolutions de l’ONU.
– Depuis le déplacement à Verchant de la JDJ, les élus PS ne participent plus physiquement à la JDJ.
– Le Midi Libre a été amené à reproduire et présenter aux lecteurs les deux principales causes de demande d’interdiction mises en avant dans le dossier de l’association NIDAL adressé à la préfecture :
- La légitimation de la municipalité israélienne de Jérusalem
- La présence de SAR-EL comme partenaire officiel
– Le reste de la presse locale mainstream visiblement ambarassée est restée silencieuse sur l’événement.
Aujourd’hui nous constatons qu’un point de non retour a été atteint : les officines sionistes de Montpellier sont les seules à défendre politiquement la tenue de la JDJ.
Elles ont progressivement perdu la bataille de l’opinion. Toutes les attaques, réserves et restrictions exigées (fin des subventions, fin du soutien, moratoire, non participation des élu.e.s etc.) constituent un faisceau d’objections qui confirment que l’illégalité et le caractère colonial – au regard du droit international et des droits humains – de cette journée ne peuvent-être sérieusement contestés.
La préfecture doit interdire la JDJ
Mais nous ne sommes ni dupes, ni naïfs. Au moment où le maire de Montpellier retirait le prêt du parc de Grammont pour la tenue de la JDJ, il prêtait gracieusement au même CCJSV, la prestigieuse salle de la Mairie pour un colloque désormais soutenu officiellement et publiquement par l’Ambassade d’Israël. C’est à dire qu’en plein génocide, le maire accueille dans le lieu symbolique qui représente au plus haut niveau la Ville /métropole et toute la population, un représentant de l’État génocidaire israélien. Et ce, à deux reprises en 2025 et 2026. Exemples visibles parmi tant d’autres en sous mains.
C’est dire que la bataille contre les complices du génocide et contre l’idéologie raciste et suprémaciste du sionisme n’est pas gagnée .
Pour autant nous considérons que juin 2026 marque une étape significative, un point de non retour, dans la bataille pour l’obtention de l’interdiction de la JDJ.
Pour marquer l’événement, pour remercier et rendre hommage à toustes celles et ceux qui se sont mobilisé.é.s avec nous depuis 2010 et toustes celles et ceux qui ont fait un bout de chemin de cette Longue Marche, nous allons publier une série d’articles hebdomadaires des principales initiatives qui ont contribué à cette avancée. Vous pourrez vous y voir, retrouver vos ami;e.s, camarades, frères et soeurs, au coude à coude et déterminé.s et aussi mesurer le chemin parcouru…et l’immensité qu’il nous reste à parcourir ensemble.
Pour autant nous savons que la bascule de l’opinion des personnes de conscience en faveur de la Palestine dans notre Région, Département et Ville, est avant tout le fruit de la résistance populaire palestinienne sous toutes ses formes et à tous les niveaux, le fruit l’héroïsme du quotidien des milliers de martyr.e.s, hommes, femmes et enfants dont la dignité et le courage sont exemplaires.
Les Palestinien.ne.s sont les acteurs, actrices de ces avancées, c’est pour eux et elles que vous-nous, nous sommes mobilisé.e.s et que nous continuerons de nous mobiliser. Nous savons que vous serez là.
LIBERER AL-QUDS ! QUE VIVE LA PALESTINE LIBRE !
BDSF/UP-Montpellier 9 juillet 2026.
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